Tappingdiotima

Una mamma umanitaria

Et voici la petite selection été 2018 que je vous propose… bon apetit !

Focaccia

Ingrédients : 470 gr de farine, levure pour boulanger (celle pour les brioches est parfaite), 16 gr de cassonade/sucre, 230 gr d’eau tiède, 115 gr de lait, 115 gr d’huile d’olive vierge extra, 45 gr de gros sel. Olives dénoyautées ou tomates ou romarin en garnison.

Préparation : Mélanger la levure avec l’eau et le sucre, ensuite avec la farine le lait et l’huile, enfin saler. Laisser reposer une heure dans un lieu tiède (par exemple le four – éteint), retravailler la pâte et laisser reposer encore une heure. Mettre de l’huile dans le plan de cuisson du four, ensuite appuyer le papier de cuisson, ensuite étaler la pâte. Faire des petites bosses sur la pâte avec les doigts et y mettre la garnison. Cuire au four préchauffé à 180° sans ventilation pour 35 minutes. Couper en carré et servez (froide est meilleure) !

Pesto rosso

Ingrédients : 200 gr des tomates séchées et deux belles tomates fraiches, 80 gr d’amandes, basilique à son gout (au moins un bouquet), 60 gr de pignons de pin, huile d’olive à volonté (surtout si vous utiliser des tomates séchées pas en conserve – en fait c’est lui que décide, l’huile sert pour rendre la sauce un peu liquide mais pas trop). Cette quantité suffit pour les pâtes pour 6/8 personnes.  Je ne mets pas d’ail ni de pecorino/parmesan dans ce pesto. Je trouve qu’il devient ainsi trop chargé car il est bien fort en gout, je les réserve au pesto à la genovese uniquement… mais sentez-vous libre d’ajouter deux gousse d’ail et pas plus de 60 gr de fromage (50% parmesan et 50% pecorino) !  Ou essayez-vous les deux versions pour décider vous-même ce qui est plus à votre gout.

Préparation : Tout mixer (pour les fainéants) ou tout bien piler (pour le pro). C’est fait. A vous d’ajouter le pesto à des penne rigate, des rigatonis, où des linguine – ou de le tartiner. Svp pas n’importe quelles pâtes ! Savez-vous… en Italie pas toute les sauces vont avec toutes les pates…c’est un art, qu’on apprend avec la pratique. Coquillettes au pesto ça ‘existe pas, tagliatelles non plus. Aussi, n’oublié pas de cuir les pâtes dans beaucoup d’eau bien salé (gros sel), de les retirer une minute avant les minutes indiqués dans la boite Barilla (Panzani n’est pas une marque italienne), les égoutter et les tirer dans la poile avec la sauce et une grosse cuillère d’eau de cuissons des pâtes (que vous avez retiré avant de les égoutter) pour la minute qui reste.  Servez-vous et régalez-vous.

Le pesto rouge se conserve bien au frigo, même 10 jours … mais après 2-3 jours il sera un peu plus acide. Je vous suggère de l’utiliser tout de suite, d’en faire une boite à conserve où d’en congeler un peu.

Semifreddo au mascrapone nutella et café

Ingrédients : 250 gr de mascarpone, 200 ml de crème fraiche (liquide pour être monter en chantilly), une tasse d’expresso, 50 gr de sucre, 50 gr de Nutella, 200 gr de biscuits secs (moi je mélange petit beurre et spéculus), 100 gr de beurre

Ce dessert est très très simple ! Sans cuisson il est prêt en 15 minutes. Préparer d’abord la base de votre gâteau en écrasant les biscuits avec le beurre (sortez-le du frigo 1 heure avant ainsi il sera plus souple) dans un mixer. Quand ils forment une pate homogène mettez du papier cuisson dans votre moule pour gâteau et étalez bien au fond en formant une épaisseur de 0,5 cm au max. Préparer ensuite la chantilly en montant la crème fraiche et le sucre. Ajouter à la chantilly, le mascarpone et la petite tasse de café sucré, mélanger le tout et l’ajouter au moule. Chauffer le Nutella au microonde et à l’aide d’une petite cuiller décorer le dessert. Mélanger le tout et mettre au congélateur pour au moins deux heures. C’est fait ! Sortir le gâteau 30 minutes avant de le servir.

C’est absolument cliché mais la maman italienne c’est une maman qui cuisine très bien et beaucoup. Elle doit gâter son mari, ses enfants, ses invités … c’est tout simplement naturel. Et il ne faut surtout pas prendre le risque de leur laisser une petite faim après une heure du repas ! Melius est abundare quam deficere, au pire on mangera des restes le lendemain.

J’avoue que je suis à fond dans ce cliché, bien que pour le bon on essaye toujours et parfois c’est raté. Notre vie de famille « globe-trotter » et plongé dans le monde humanitaire permet d’expérimenter … l’avantage est que le palais est italien et il est connus que la cuisine italienne plait à plusieurs peuples. Le jugement des gourmands compatriotes et français me fait comprendre si un plat est à refaire ou pas. Eux, ils savent toujours si c’est vraiment bon ou pas. En dépit du peu d’amour que les italiens sentent pour la France, ces deux peuples se ressemblent énormément, notamment à table.

La maman française et celle italienne se ressemblent plus de ce que les gens puissent imaginer. Quand elles deviennent grands-mères c’est la cata pour la ligne de leurs filles et belles filles. Et voici une nouvelle fonction à mon blog… la table d’une maman humanitaire ! Bien évidemment une table avec des racines… en Romagna, en Italie.

Je commencerais par trois petites recettes très Italiennes et vites faites…. parfaite pour profiter de la plage sans trop tarder en cuisine. “Please teach my wife to do this!”, “Tu me donneras la recette n’est pas?” . Elles n’ont pas mal attiré l’entourage pendant cette magnifique été charentaise qui finit aujourd’hui (pleurer!). Au prochain post !

C’est absolument cliché mais la maman italienne c’est une maman qui cuisine très bien et beaucoup. Elle doit gâter son mari, ses enfants, ses invités … c’est tout simplement naturel. Et il ne faut surtout pas prendre le risque de leur laisser une petite faim après une heure du repas ! Melius est abundare quam deficere, au pire on mangera des restes le lendemain.

J’avoue que je suis à fond dans ce cliché, bien que pour le bon on essaye toujours et parfois c’est raté. Notre vie de famille « globe-trotter » et plongé dans le monde humanitaire permet d’expérimenter … l’avantage est que le palais est italien et il est connus que la cuisine italienne plait à plusieurs peuples. Le jugement des gourmands compatriotes et français me fait comprendre si un plat est à refaire ou pas. Eux, ils savent toujours si c’est vraiment bon ou pas. En dépit du peu d’amour que les italiens sentent pour la France, ces deux peuples se ressemblent énormément, notamment à table.

La maman française et celle italienne se ressemblent plus de ce que les gens puissent imaginer. Quand elles deviennent grands-mères c’est la cata pour la ligne de leurs filles et belles filles. Et voici une nouvelle fonction à mon blog… la table d’une maman humanitaire ! Bien évidemment une table avec des racines… en Romagna, en Italie.

Je commencerais par trois petites recettes très Italiennes et vites faites…. parfaite pour profiter de la plage sans trop tarder en cuisine. “Please teach my wife to do this!”, “Tu me donneras la recette n’est pas?” . Elles n’ont pas mal attiré l’entourage pendant cette magnifique été charentaise qui finit aujourd’hui (pleurer!). Au prochain post !

Quando Heba Aly , la direttrice di IRIN, la più importante agenzia di stampa specializzata nelle questioni di emergenza umanitaria mi ha passato la parola ho avuto qualche secondo di panico….

Mi sono sentita come quel giorno, 19 anni fa, quando, in un auditorio colmo, presi la parola in nome di tutti gli studenti imolesi davanti al ministro dell’educazione. Lamentavo la non priorità della scuola pubblica nella riforma del sistema educativo italiano e molto altro.

Lo stomaco pieno di farfalle, la voce secca e un timido e impacciato “grazie” al posto di un “innanzitutto grazie per avermi invitato in questo dibattito a rappresentare UNFPA…” … ma poi, dopo quei 10 secondi…. esattamente come 19 anni fa… brillante, chiara, diretta al punto… di fronte a un auditorio affascinato, interessato. Ovviamente non sufficientemente soddisfatta, ma non importa quello che penso io importa il messaggio passato e quello che pensa il pubblico.  E quello che da per 13.1 milioni di congolesi che richiedono aiuto. La più grande crisi mondiale dopo lo Yemen et la Siria.

Ginevra, 13 Aprile 2018, Conferenza dei donatori sulla situazione umanitaria in Repubblica Democratica del Congo. Introduzione, promesse di finanziamento, dibattito sulla violenza di genere, ancora promesse e bilancio finale. 528 milioni di dollari in aiuti umanitari promessi, un terzo di quello che ci serve, il doppio o quasi rispetto al 2017. Un risultato piuttosto buono se si considera che certi donatori si sono sicuramente scoraggiati dell’assenza dei rappresentanti del governo congolese. L’Unione Europea raddoppia per 2,77 milioni di cui 22 non ancora noti, i britannici, gli scandinavi …. e una discussione “di alto livello” dedicato alla lotta contro la violenza di genere.

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Un onore participate alla discussione moderata da Heba, con l’attivista congolese Julienne Lusenge, Direttrice di SOFEPADIChristian Friis Bach , Segretario Generale del Consiglio Danese per i rifugiati, Pierre Verbeeren, direttore generale di Medici del Mondo Belgio e Androulla Kaminara Direttrice Generale delle operazioni umanitarie della protezione civile dell’Unione Europea per Asia, Africa, Pacifico e America Latina.

Pierre ha raccontato il quotidiano di Panzi, dove il dottor Denis Mukwege, “l’uomo che ripara le donne”, serve come ginecologo dal 1999 e dove ha curato migliaia di donne vittime di violenze sessuali portando l’attenzione del mondo intero sull’uso dello stupro come arma di guerra in Congo. Julienne ha insistito sul fatto che le donne congolesi sono le prime ad assistere le loro sorelle e che hanno bisogno della fiducia della comunità internazionale e dell’accesso diretto ai finanziamenti. Androulla ha promesso di più per il Congo e chiesto più sforzi ai settori non puramente dedicati a questa lotta per avere donne meno vulnerabili alle violenze, emancipate, libere di scegliere e fare. Io ho chiesto 68.2 milioni per la lotta contro la violenza di genere alla comunità internazionale. Ho promesso un’analisi dell’impatto dei soldi spesi dal 2004, e ho chiesto esattamente quello di cui abbiamo bisogno : organizzazioni specializzate sulla tematica, programmi più lunghi di un anno, appoggio a una verità di attori ciascuno con specifiche competenze ed in particolare a UNFPA, che resta l’attore principale in leadership per il coordinamento degli aiuti, ma anche in programmazione.

Davanti ai rappresentanti dei padroni del mondo, 101 delegati di cui 54 stati membri delle Nazioni Unite… oggi, nel 2018 si ottiene consenso parlando di soggetti considerati femministi. E io ho ancora più voglia di fare di tutto per rendere questo mondo migliore per mia figlia.

12 anni fa ero al tavolo a sinistra del palco, a iscrivere le organizzazioni non governative alla lista degli interventi, mai mi sarei immaginata di parlare da quel palco, con il mio bel faccino proiettato nel maxischermo.

Sono oramai adulta, e ho consumato i miei 15 minuti di popolarità che Andy Warhol promette a tutti.

Da quando vivo e lavoro in Africa Sub-sahariana l’otto marzo ha preso tutto un altro senso.

In Italia l’otto marzo é il giorno in cui babbo mi regala un’enorme mimosa, celebrandomi con dolcezza. Tutto qui. Solo sui giornali si parla di donne e diritti, di solito di gap salariale… ma niente fiori e frivole serate “solo donne”. Sembrerebbe che in Europa l’otto marzo non piaccia alle femministe perché “tutti i giorni dovrebbe essere l’otto marzo”.

Qui invece si grida si manifesta si canta si balla e ci si veste colorate ma “in uniforme”. Un tocco di femminilità. Sicuramente le manifestazioni delle donne sono più belle di quelle degli uomini 🙂

Le donne reclamano i diritti, ogni anno si segue il tema internazionale e si adatta di paese in paese. Senza ombra di dubbio il ministero del genere/pari opportunità recupera voti. L’altro ieri si é celebrato la donna rurale, produttrice, contadina, motore dell’economia africana. Il ministro ha voluto adattare celebrando la donna attiva contadina, donna di cultura et quella sportiva, per metterci anche un po’ di donne urbane, visto che Kinshasa é la più grande metropoli francofona del mondo. Io non sono andata in piazza, la mia fantastica Miko ha organizzato e gestito ottimamente cliniche mobili che depistano il cancro del collo dell’utero e offrono servizi di pianificazione familiare nei luoghi delle celebrazioni. Ovviamente parliamo di diritti sessuali e ripoduttivi delle donne. E io me ne sono partita tranquilla a Goma, “nuovo” polo di coordinazione umanitaria con un Ituri a ferro e fuoco, ma questa é un’altra storia. E ho passato l’otto marzo a facilitare lo sviluppo di procedure standard per il Nord Kivu per la prevenzione e la gestione delle violenze di genere in un workshop con più di 20 organizzazioni. Non potevo celebrare più attiva di così.

Happy International Women day to all my sisters, women and girls, in the world  !

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Dimmi la verità ! … avevi voglia di festeggiare con Minghì il vostro anniversario di matrimonio ? Io avrei preferito festeggiare i tuoi 80 anni il 3 marzo ! Ma tu volevi mangiare una pizza e andare a ballare vero ? Da quanto tempo non fai quattro salti nonna? Ora senza respiratore ne’ sedia a rotelle puoi scatenarti, soprattuto che lassù hai ritrovato il tuo bel cavaliere.

Mi mancherai tanto nonnina !

Il tuo humor, la tua generosità, il tuo affetto, le tue storie sconnesse o meno, la tua visione semplice e gioiosa delle cose, le nostre scappatelle dalle case di riposo per una tagliatella o un gelato… la nostra complicità. Mi mancherai tanto nonnina Anna !

Nei tuoi effetti personali mamma ha trovato una coperta rosa tutta in punto alto, perfetta con pochi sbavi…  bravissima nonna…. e io che non ci credevo che l’avresti finita ! Ancore meno che esistesse sul serio visto che due anni fa  con un ” ti sto facendo una copertina per la bimba e delle babbucce” ricevetti un centrino … “eh non riesco più a contare bene e non ci vedo mi ci vuole può tempo”. L’hai finita quella coperta, non so quando, ma l’hai finita. Grazie nonnina.

Mamma ha anche trovato la cartolina che ti mandai nell’estate del 2015 da Saint Palais (quando concepimmo la bibina “shhh”) dove avevi incollato due santini e una mia foto tessera a 18 anni (orribile!).  Grazie nonnina di tutto questo amore incondizionato.

Sto pensando alla prima volta che hai visto JP … in dialetto per non farti capire mi dicesti : “Noemi l’é propri bel! T’é fat ben!” che in realtà come frase si capisce quasi meglio in francese che in italiano ! E lui era di fronte a te. Eh sì ho fatto bene … come hai fatto bene te a decidere di lasciare questo mondo per volare a festeggiare con Minghì i vostri 60 anni di vita insieme.

Buonanotte nonnina 2016-03-03 13.39.22

Quando ho deciso di rilanciare il blog con lo slogan “una mamma umanitaria” e non più un’umanitaria qualunque (né un’umanitaria a caso!) non credevo di arrivare a questo punto. Volevo solo integrare l’angolo nuovo con cui vedo le cose… e soprattutto credevo di essere seduta su una poltrona di gestione, con poco tempo per mettre le mani in pasta sul terreno.

E invece eccomi a finire questo mesetto a Kananga.  L’umanitario mi rincorre, e io mi faccio sempre acchiappare.

Siamo state fortunate, io e Dr Marguerite ci siamo beccate una di quelle famose tregue improvvise in cui si creano corridori umanitari e si ha accesso quasi ovunque (se UNDSS ti lascia…), tre settimane et tutte le medicine sono negli ambulatori e ospedali, le cliniche mobili funzionano e gli safe space sono vivi e pieni di attività… e i gruppi di coordinazione sono attivi, compreso quello sulla prevenzione degli abusi e sfruttamento sessuale. Viva noi. Ora dopo questo pieno di vita, in cui ho abbracciato una mamma coetanea che non dorme la notte dall’angoscia dell’assenza di un figlio 15enne preso dalla milizia a inizio anno. In cui durante una psicoterapia di gruppo colma di tristezze varie, a fianco a due mamme  poco più che maggiorenni, incinte e allattanti, una terza mi mise tra le braccia un bebè di una settimane per non farmi sentire sola. In cui Dr Marguerite mi dice “Quella donna incinta laggiù non ha una buona cera Noemi, mandiamola subito all’ospedale. ” e dopo poche ore é un cesareo d’urgenza e due vite sono salve. E in cui si può anche bere una birra con calma da Momò.

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Insomma giornate piene e skype serali con JP e la bibina. Ora dopo questa botta di vita torno alle riunioni e ai progetti di Kinshasa e alla vera vita del post orario di ufficio.

Speriamo che la bibina da adulta non me ne voglia di queste continue assenze, speriamo sia fiera di questa mamma temeraria e dedicata all’umanità… e speriamo che faccia un lavoro meno pericoloso anche…  ti riabbraccio bimbina… te e doudodu proprio come qui sotto quando ci siamo dette bye bye !

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Tre mesi abbandonati di silenzio. E oggi riparlo. Della crisi del Kasai, sul posto, a un ora e mezzo di volo da JP e la bibina. Mi piacciono le entrate col botto. Ed eccomi qua nel #WorldHumanitarianDay a canticchiare I was here di Beyoncé e distribuire kit per il parto a donne all’ultimo trimestre di gravidanza.

Eravamo rimasti a io sola a Kinshasa nella struggente attesa di riunirmi alla bibina e a JP, dopo una evacuazione medica e con in testa mille dubbi sulle notre scelte di vita, sola e triste.

Oggi é una bella giornata, non mi sento di nuovo così… ma quasi. La situazione é più simile di quanto lo si possa pensare, ed é tutta un’altra storia.

Nella regione del Kasai, in Repubblica Democratica del Congo é scoppiata una nuova guerra lo scorso agosto 2016… ed oggi ci sono

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Ogni anno il World Humanitarain Day é una specie di auto celebrazione. A volet mi irritavano questi banchetti auto-celebrativi in cui ci diciamo eroi e contiamo i morti sul lavoro. Però mi piace passare tempo a raccontare il mandato di UNFPA al banchetto e mi piace ancora di più farmi un giretto negli stand studiando chi sarà il mio prossimo partner con cui fare cose nuove e che cambino sur serio la vita delle ragazzine e delle donne che assistiamo… sempre che riesca a tirare su qualche soldo in più dai donatori per una crisi dimenticata.

Tony, il big boss dell’ONU, dice che i civili sono da proteggere e lo spazio umanitario da rispettare. E’ una banalità ma talmente vera. Faccio questo lavoro da orami 9 anni, sempre guerre, sempre Africa. Però cavoli, é  sempre più vero…. di civili diventi obiettivi ne ho visti fin troppi. Di umanitari che li assistono pure, e ce ne sono almeno un paio che mi mancano un bel po’. We are #NotATarget.

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Quattordici settimane.

E questa sua prima grande prova sarà superata. E questi due impacciati neogenitori tireranno un sospiro di sollievo. E la mamma umanitaria asciugherà le lacrime.

Dodici settimane in Europa.

Originali vacanze di una bambina con il passaporto giusto, e i genitori col lavoro giusto per poter permettersi di ammalarsi a Kinshasa e guarire tra Bologna e Nantes. All’ospedale di Nantes c’è un progetto ludico per fare vivere ai bambini in degenza alla chirurgia pediatrica un’avventura, per farli sentire degli eroi. In quello di Bologna ce n’é uno sulla lettura come conforto. E così fu per la nostra bibina-coraggio.

Dodici settimane europee di emozioni…. di paure, pianti e fusione. Di zii (anagrafici come acquisiti), nonni e amichetti sotto il metro di altezza. Di nomadismo in ospedali, salotti e “chambres d’amis”. Di tempo occupatissimo da nottatacce, traslochi, giochi, tragitti, la caccia alle uova e il compleanno dell’anno uno. Di lunghi discorsi esistenziali sul domani, noi, la bibina, il lavoro, le scelte. Non si piò negare che questo passaggio europeo sia stato a tratti anche molto piacevole.

Il peggio è passato. Tra quattro settimane sarà tutto finito e passeremo di nuovo i nostri fine settimana alla Maison de France come se nulla fosse successo. Ma è anche tempo di tornare a Kinshasa per questa mamma umanitaria, perché in Kasai è sempre peggio. Sto scrivendo questo post nello spazio aereo sopra la Repubblica Centrafricana, tristemente sola. La bibina e il su babbo mi raggiungeranno.

Vi lascio cari esigui lettori, gli occhi mi si gonfiano.

Pour détendre l’atmosphère, faciliter l’apprentissage lors de formation des adultes. En Côte d’Ivoire les gens se présentent avec leur petit nom. Et l’on découvre que tout le monde en a un… et qu’ils sont mignon.

Mars 2011.

C’est le pique de la crise post-électorale, l’ex-président Gbagbo ne veut pas laisser le pouvoir en dépit de la défaite aux urnes. A l’ouest les conflits intercommunautaires causent de morts, de viols, de pillages et le déplacement massif des populations. Des activités de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) existent dans le pays mais elles sont insuffisantes et ne pas adaptées aux besoins humanitaires.

A peine une semaine en Côte d’Ivoire Philippe, Bibish et moi arrivons à Man. Nous sommes en train de mettre en place la coordination de lutte contre les violences basées sur le genre dans les zones humanitaires. Au niveau national, l’administration étatique est bloquée par la politique, au contraire dans les régions nombreux fonctionnaires sont à leur poste de travail. Nous organisons aisément un atelier de renforcement des capacités sur les directives VBG en appui à la direction des affaires sociaux et un autre pour la mise en place de procédures opérationnels standards.

Je suis très jeune, c’est ma premier fois avec UNFPA et à chaque fois j’ai une assemblée beaucoup plus compétente de ce que je m’attendais. Une assemblée à convaincre sur certains points. Je repère ainsi deux ou trois personnes exceptionnelles. Nous sommes sur la même page, j’ai trouvé mes alliés ! Surtout un… à chaque fois que j’était en train de tomber en panne, je trouvai les yeux et les mots de Mino.

Voici comme j’ai connu Germain Koné, Mino dans les ateliers VBG….

Depuis la toute première fois qu’il a ouvert sa bouche j’ai senti sa passion et sa vocation. Nous nous sommes réciproquement choisis pour servir la cause des femmes et des filles victimes de mariage précoce, de viol, des discriminations. Nous rêvions ensembles un monde d’égalité des chances, d’opportunités égaux pour les hommes et les femmes, e nous y travaillons…

Nous ne nous sommes jamais plus séparées…. En quittant Babi pour Bangui, Bangui pour l’Europe et l’Europe pour Kinshasa… rarement une semaine passée sans échangér sur la lutte contre les VBG en Côte d’Ivoire. Souvent des échanges visionnaires, qui me redonnaient l’espoir quand je sentais un écart important entre la réalité et mes rêves.

Son charisme, sa dévotion et son intelligence l’ont amené à devenir un de pilier de la lutte contre les VBG en Côte d’Ivoire, toujours à coté de Doumbia et Mme Kaba. Mme Kaba, qui sait très bien choisir son équipe, l’avait fait venir à Abidjan.

Mercredi je reçois un e-mail d’Abidjan avec un titre triste… je ne veux pas y croire. J’ouvre toute de suite le profil Facebook de Germain… et je fonds en larme. Je lui écris… pas de réponse…. J’écris à Dumbia, à Talibo, a Abi….. Je refuse d’accepter une réalité manifeste. Mino est décédé d’un ulcère, il a été amène à l’hôpital par les collègues, parce que pale. J’ai toujours pensé que ce genre de maladie étaient facilement soignables. J’ai toujours pensé que certaines personne auraient été là pour moi pour nombreuses années.

Chez moi on dit que Dieu appelle à ses côtés les meilleures, pour l’aider à le conseiller sur les affaires du monde, et pour protéger les hommes. Depuis mercredi, j’aime penser qu’en voyant la marche en arrière des politiques pour l’égalités des états les plus puissants au monde il a choisi Germain pour l’aider à renverser la tendance.

En 2016 j’ai fête mon dernier anniversaire avec JP à Babi… juste trois petites nuitées passés à Assainie et deux à Abidjan. Il n’y a que Liutenant Berté, Dr Talibo et Germain qui sont venu me voir avec mon gros ventre. Germain voulait que j’appele la bibina Germaine … même en dixième nom ! Je lui avais dit que ce nom-là est pour les gens avec des ancêtres allemands ou avec la peau claire, les cheveux blonds et les yeux bleu. On était éclatés de rire.

Mon cher ami, tu me manque déjà trop, veille sur tes enfants de là-haut et sur la mienne aussi… désormais Chloé a une étoile que la protège, une étoile Germaine.